Comment parler de l’influence importante exercée sur nos vies par l’environnement – dont celui du travail, et des réseaux sociaux – qui nous entoure ?

De quelle façon aborder l’impact, exercé sur nos corps et nos consciences, de nos interactions avec les autres, de la droite ligne de la conformité qu’adoptent la plupart des habitants de ce monde, et du temps lui-même, qui semble parfois nous tenir par la main en nous conduisant peu à peu vers une aliénation incontournable ?

Renaud Jean, dans son premier roman Rénovation, paru aux éditions Boréal en 2016, et son recueil de nouvelles Retraite, paru chez le même éditeur en 2014, offre à ses lecteurs ses propres réflexions devant ce constat de l’actuelle absurdité de l’existence humaine.

L’année dernière, en outre, ce jeune écrivain québécois a été finaliste au Prix des Horizons imaginaires 2018 et au Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique pour Rénovation

Renaud Jean rapproche sa propre œuvre de celle de l’écrivain français Emmanuel Bove et du poète belge William Cliff qui, prend-t-il soin de rappeler, abordent respectivement, et de manière unique, les thèmes de la souffrance morale et des non-dits en société. 

Pour nous, qui faisons partie de la société hypermoderne, les écrits de Renaud Jean sauront peut-être mettre des mots sur un certain sentiment collectif : celui de la perte ou de la quête de sens dans le monde du travail.